Que pensez-vous des options de reconversion après une carrière d'infirmière ?
Salut tout le monde, Je me demandais si certaines personnes ici avaient des avis ou des expériences à partager sur les reconversions possibles quand on est infirmière. Je suis à un point où j'envisage sérieusement autre chose, mais j'ai du mal à voir clairement ce qui serait le plus pertinent ou épanouissant, en gardant un pied dans le médical ou pas. J'ai fait pas mal de recherches sur le net, mais rien ne vaut des retours concrets ! Merci d'avance pour vos lumières.
Commentaires (11)
En complément de ta recherche, BriseSolaire63, je suis tombé sur cette vidéo qui liste des pistes de reconversion pour les IDE, sans forcément repartir sur de longues études. Ça peut donner des idées :
La vidéo est un bon point de départ, Sensologue 👍. BriseSolaire63, je comprends ton besoin de concret. Le "burn-out" chez les soignants, c'est malheureusement un sujet que l'on croise trop souvent dans mon boulot... C'est pas toujours facile de se réinventer, surtout après des années dans un domaine spécifique comme l'infirmerie. Pour avoir discuté avec pas mal d'infirmières (et infirmiers, hein !) qui ont sauté le pas, il y a plusieurs tendances qui se dégagent. Souvent, la lassitude vient d'une surcharge émotionnelle ou d'un manque de reconnaissance. Du coup, certaines se tournent vers des métiers du bien-être (sophrologie, yoga, etc.) où elles peuvent utiliser leurs compétences d'écoute et d'empathie sans la pression constante de l'urgence médicale. C'est une piste à creuser, si l'humain reste au cœur de tes motivations. D'autres vont vers la formation, transmettre leur savoir, ça peut être gratifiant. J'ai même croisé une ancienne infirmière qui est devenue formatrice en secourisme pour les forces de l'ordre ! (bon, ok, elle aimait bien l'adrénaline 😅). Après, faut voir ton profil... T'as des compétences transférables qui peuvent servir dans d'autres secteurs. La gestion du stress, l'organisation, la communication... C'est recherché, ça ! Une amie, ancienne infirmière, bosse maintenant dans la gestion de projet dans une boite pharmaceutique. Moins de contact direct avec les patients, mais un salaire plus intéressant et des horaires plus réguliers, apparemment. C'est un autre type d'épanouissement. Le bilan de compétences, c'est une bonne idée pour y voir plus clair. Ça permet de faire le point sur tes forces, tes envies, et d'identifier les métiers qui pourraient te correspondre. N'hésite pas à te renseigner sur les financements possibles, ça peut aider. 😉
Bonjour BriseSolaire63 et Sensologue, Insightful, ton message est super complet, merci beaucoup d'avoir pris le temps de détailler tout ça. C'est vrai que le bilan de compétences revient souvent, va faloir que je me penche sérieusement dessus. En tant que médecin légiste, je croise aussi pas mal d'anciens soignants qui ont changé de voie, même si c'est pas exactement le même contexte. L'aspect psychologique est souvent déterminant dans ces choix. La charge émotionnelle est énorme et peut laisser des traces, c'est indéniable. J'ai une vision peut-être un peu différente, car mon métier me confronte à la fin de vie et aux conséquences de choix parfois difficiles. J'ai remarqué que ceux qui réussissent le mieux leur reconversion sont ceux qui ont pris le temps de bien identifier ce qui les motivait profondément au départ. Est-ce le contact humain, le besoin d'aider, l'attrait pour la science, ou autre chose ? 🤔 Si c'est le contact humain qui te manque, les métiers du social, comme assistante sociale ou conseillère en insertion professionnelle, peuvent être une option. Tu pourrais mettre à profit ton expérience du terrain et ta capacité à gérer des situations complexes. Si c'est l'aspect scientifique qui te passionne, tu pourrais envisager une formation complémentaire dans un domaine comme la recherche clinique ou la pharmacovigilance. Ça te permettrait de rester dans le secteur de la santé, mais avec un rôle différent. Il faut envisager sérieusement l'option de faire une reconversion aprés infirmière pour les professionnelles de la santé qui cherchent un nouvel élan dans leurs carrières. Et si c'est le besoin d'aider qui t'anime, pourquoi pas te tourner vers l'humanitaire ou le bénévolat ? Il existe de nombreuses associations qui ont besoin de personnes compétentes et motivées. C'est une façon de donner un sens à ton travail tout en changeant de cadre. 🌏 Peu importe ton choix, l'important est de ne pas te précipiter et de bien te connaître. Prends le temps de réfléchir à tes envies, tes valeurs, tes compétences, et n'hésite pas à te faire accompagner par des professionnels de l'orientation. C'est un investissement pour ton avenir. Courage dans ta démarche ! 🍀
C'est plein de bonnes pistes, Forense21, mais je me demande si on idealise pas un peu trop parfois les métiers "du social" ou l'humanitaire. C'est pas forcement plus facile émotionnellement, et la précarité est souvent bien présente. Faut bien se renseigner avant de se lancer, quoi.
C'est clair que tu as raison, BriseSolaire63, sur les métiers du social. J'ai une cousine qui bosse dans l'aide à l'enfance, et elle en voit des vertes et des pas mûres... Enfin, bref, pour revenir au sujet initial, l'idée du bilan de compétences me semble pertinente, surtout pour faire le point sur les compétences transférables, comme disait Insightful.
Oui, c'est vrai que le bilan de compétences, ça revient souvent. Faut que je m'y penche sérieusement, comme disait Forense21. Voir quelles sont mes compétences transférables, c'est une bonne idée. Merci à tous pour vos conseils !
Bilan de compétences, c'est une bonne base, mais faut pas non plus en attendre des miracles hein... 😉 Trop souvent, les bilans sont standardisés et ne tiennent pas assez compte de la réalité du marché du travail actuel. Pour avoir un truc vraiment personnalisé, je pense qu'il vaut mieux compléter ça avec du coaching de carrière individualisé. C'est un peu plus cher, mais ça peut faire une grosse différence. 🤷♀️
Océane78 a raison de nuancer l'intérêt du bilan de compétences seul. C'est un outil, pas une baguette magique. Dans mon domaine, on voit bien que les expertises "standardisées" peuvent mener à des conclusions hâtives, voire erronées. Un peu comme une autopsie baclée, quoi... 😅. Il faut creuser, recouper les infos, tenir compte du contexte spécifique. L'aspect psychologique est fondamental, et c'est là où un coaching individualisé peut apporter une vraie plus-value. Parce que soyons clairs, une infirmière qui a passé 15 ans à gérer des urgences vitales, elle a développé des capacités d'adaptation et de résolution de problèmes que le premier consultant venu ne peut pas forcément détecter. Et puis, il y a l'estime de soi qui entre en jeu. Après des années de dévouement, certaines infirmières se sentent dévalorisées, voire "bonnes à rien" en dehors du milieu médical. C'est complètement faux, bien sûr, mais c'est une réalité qu'il faut prendre en compte. Un bon coach saura les aider à identifier leurs forces et à reprendre confiance en elles. Après, évidemment, le budget est un facteur. Mais il faut voir ça comme un investissement sur le long terme. Une reconversion ratée, c'est du temps perdu, de l'argent gaspillé, et un moral en berne. Autant mettre toutes les chances de son côté dès le départ, quitte à économiser sur autre chose. (bon, perso, je ne rognerais jamais sur mes stages de cueillette de champignons, mais chacun ses priorités ! 😅) BriseSolaire63, renseignes-toi bien sur les différents types d'accompagnement qui existent, et n'hésite pas à rencontrer plusieurs professionnels avant de faire ton choix. Le feeling, c'est primordial dans ce genre de démarche. Courage !
Forense21, je suis d'accord, le coaching individualisé peut vraiment faire la différence. Le bilan de compétences, c'est un peu comme un test standardisé : ça donne une indication, mais ça ne remplace pas un diagnostic personnalisé. Et puis, il y a un truc qu'on oublie souvent, c'est l'impact du genre dans les reconversions professionnelles. Les femmes, et les infirmières en particulier, sont souvent victimes de stéréotypes qui les enferment dans des choix "féminins" ou "compatibles avec la vie de famille". On leur propose plus facilement des métiers du soin, de l'accompagnement, alors qu'elles ont peut-être des aspirations complètement différentes. Selon une étude de l'OCDE, seulement 39% des femmes se sentent libres de choisir leur métier, contre 52% des hommes. C'est pas rien ! Et dans le secteur de la santé, où les femmes sont majoritaires, ce phénomène est encore plus marqué. Un bon coach, il doit tenir compte de ces biais et aider la personne à explorer toutes les pistes, même celles qui semblent "inattendues". Une infirmière qui veut devenir pilote de ligne, pourquoi pas ? À partir du moment où elle a les capacités et la motivation, il n'y a pas de raison de l'en dissuader. Après, faut aussi être réaliste sur les difficultés financières. Le coaching, c'est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre. Mais il existe des alternatives, comme les ateliers collectifs, les groupes de parole, ou le mentorat. L'important, c'est de ne pas rester isolée et de se faire accompagner, même si c'est de manière informelle. Parce que se reconvertir, c'est un vrai parcours du combattant, et il vaut mieux être bien entouré pour ne pas craquer en cours de route. Et pour les champignons, je suis d'accord, c'est sacré ! 🍄
Pilote de ligne... Bon, je suis d'accord qu'il ne faut pas s'autocensurer, mais il faut quand même un minimum de réalisme. Toutes les aspirations ne sont pas forcément compatibles avec les contraintes de la vie réelle, non ? 🤔 Et puis, l'OCDE, c'est bien beau, mais leurs études sont parfois un peu déconnectées du terrain. Enfin, c'est mon avis...
Un grand merci pour ces conseils nuancés et pragmatiques, Forense21 et Océane78. Ça donne une perspective plus réaliste sur les options et les accompagnements possibles.